C B A ï I i R f I I, 6t
C’est lui qui les vivifie , parce que c’est luîqui est le Ferment de l’Êlixir , Sc fans luîFElixir ne peut être parfait.
Car de même que la pâte ne fçauroiCêtre fermentée fans levain; ainsi quand vousaurez sublimé le Corps, que vous l'aureànettoyé, que vous aurez ôté aux fèces lanoirceur qui les rendoit désagréables, afinde joindre 8c unir ce Corps Sc ces fèces en-semble, mettez-y du Ferment, Sc de la Ter-re faites-en de l’Eau , jufqu’à ce que l’Eli-xir devienne Ferment, comme la pâte de-vient levain, par le levain que Pon mêle a*vec elle.
Que lî vous considérez, & que vousexaminiez bien la chose, vous trouverezque le Ferment que l’on doit ajouter j*FQeuvre, ne fe doit prendre d’autre cho-se que de ce qui est de fa propre nature.Car ne voyez vous pas que le levain ne fsprend que de la pâte , qui a étéfermentéeì
Et remarquez que le Ferment blanchit laComposition : il empêche qu’elle ne febrûle ; il retient la Teinture, Sc la rend fixeSc permanente ; il réjouit les Corps ; il lesunit ensemble , Sc les fait entrans Sc péné-trans. [ijj
[i] 11 y a dans le Latin,Et nota fuod fermentumconfefiioncm dealbat.ÍPaurois cîû qu’il y auroiteu faujc en cet cadrait, &
qu’il eût fallu lite,deauraic’est à dire doré ,au lieu dedealbat qui veut dite blan-chit. Parce que tous leiphilosophes affûtent quy