La Somme de Geeee. 9j& en toutes ses Opérations , autant qu’otïle peut faire ; Sc qui outre cela ont l’imagi-nation assez forte pour pénétrer dans toutesles choses qui se font régulièrement ici baspar les actions de la Nature. Et cependantces Gens-là , avec toutes ces lumières &tous ces avantages, font contraints d’aban-donner le Magistére, tout admirable qu’iiest, Sc ils ne sçauroient y travailler, pourêtre dans la derniere nécessité,& ne pouvoirfaire la moindre dépense. II s’en trouved’autres qui ont de la curiosité pour cetteScience ; mais soit, parce qu’ils font oiterabaraíícz dans les vanités du monde, ouoccupez dans les grands emplois, ou acca-blez de foins : soit, parce qu’ils se donnententièrement aux affaires de la vie, notreScience les fuit & s'éloigne d’eux. Voilàtous les Obstacles qui empêchent les Hom-mes de réussir dans notre Art.
CHAPITRE VIL
Conclusion de cette première Partie..
jQuel doit être VArtiste.
N voit par les choses que nous ve-nons de dire , que celui qui se veutappliquer à notre Oeuvre, doit avoir plu-sieurs qualités. Premièrement, il doit être;sçavant & consommé dans la Philosophie