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Tome premier.
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I

La Somme de Gëbeíí.naturelle. Car quoi quil sût riche, quileût bien de lesprit Sc beaucoup dinclina-tion pour notre Art, il ne le sçaura jamais,nayant pas étudié ni appris la Philosophienaturelle: parce que cette Science lui don-nera des lumières Sc des ouvertures que sonesprit, quelque vif quil soit, ne lui sçau-roit suggérer. Et ainsi Pétude réparera ledéfaut de íintelligence naturelle» En se-cond lieu, il faut que lArtiste ait naturel-lement un esprit vif, pénétrant Sc indus-trieux , parce que quand il poíséderoit tou-tes les Sciences, si naturellement il na deFindustrie & deladreíïe , il ne fera jamaisPhilosophe. Car venant à faillir dans sontravail, il y remédiera sur lheure par sonindustrie ; ce quil ne feroit pas , si , pourcorriger fa faute , il navoit nul autre aideque fa Science toute feule Comme par laScience , quil aura acquise , il lui sera pa-reillement facile déviter beaucoup de fau-tes, il pourroit tomber'fans elle, Scsìi navoit que fa feule industrie pour Sengarantir. Parce que lArt & lEsprit sen-treaident mutuellement, Sc suppléent audéfaut lun de lautre. II est encore né-cessaire que notre Artiste soit ferme Sc re-tolu dans ce quil aura entrepris , & quil rrc.samufe pas à changer incessemment, en fai-sant tantôt un estai & tantôt u-n autre. Etanttrès-certaìn que notre Art ne consiste point

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