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La Somme de Gëbeíí.naturelle. Car quoi qu’il sût riche, qu’ileût bien de l’esprit Sc beaucoup d’inclina-tion pour notre Art, il ne le sçaura jamais,n’ayant pas étudié ni appris la Philosophienaturelle: parce que cette Science lui don-nera des lumières Sc des ouvertures que sonesprit, quelque vif qu’il soit, ne lui sçau-roit suggérer. Et ainsi Pétude réparera ledéfaut de í’intelligence naturelle» En se-cond lieu, il faut que l’Artiste ait naturel-lement un esprit vif, pénétrant Sc indus-trieux , parce que quand il poíséderoit tou-tes les Sciences, si naturellement il n’a deFindustrie & del’adreíïe , il ne fera jamaisPhilosophe. Car venant à faillir dans sontravail, il y remédiera sur l’heure par sonindustrie ; ce qu’il ne feroit pas , si , pourcorriger fa faute , il n’avoit nul autre aideque fa Science toute feule Comme par laScience , qu’il aura acquise , il lui sera pa-reillement facile d’éviter beaucoup de fau-tes, où il pourroit tomber'fans elle, Scs’ìi n’avoit que fa feule industrie pour S’engarantir. Parce que l’Art & l’Esprit s’en-treaident mutuellement, Sc suppléent audéfaut l’un de l’autre. II est encore né-cessaire que notre Artiste soit ferme Sc re-tolu dans ce qu’il aura entrepris , & qu’il rrc.s’amufe pas à changer incessemment, en fai-sant tantôt un estai & tantôt u-n autre. Etanttrès-certaìn que notre Art ne consiste point
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