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Tome premier.
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La Somme de Geber. iiifìement par leurs moindres parties, jusquesà ce que lHumide soit la même chose quele Sec , & le Sec le même que lHumide.Or cette Substance subtile, que nous avonsdit qui devoit séxaler de lHumide ne serésout 6c ne sévapore pas tout à coup;mais cela se fait lentement & peu à peu,ôc en plusieurs milliers dannées ; parce quela Substance des Principes , dont la Na-ture se sert est homogène, 5c toute uni-forme ; cest à dire , entièrement sembla-ble. Si donc cette Substance subtile séx-haloit soudainement;comme lHumide nestpas une chose différente du Sec (puisquàcause de leur mâlange si éxact , ils ne fonttous deux quune même chose) il est sansdoute que PHumide ne pourroit sexhalerquavec le Sec : ôc par ainsi tout sen iroiten fumée ; & dans la résolution qui se fe-roìt de lHumide , il ne pourroit point ê-tre détaché ni séparé du Sec, étant si for-tement unis lun aveclautre. Nous ena-vons une expérience convainquante dansla Sublimation des Esprits. Car ces Es-prits venant à se refondre soudainementpar la Sublimation, [cest à dire, une par-tie de ces Esprits, qui sélévent dans leVaisseau , se détachant de lautre, qui de-meure au fond ] lHumide nest point sépa- du Sec , ni le Sec de lHumide, en sos-ie qu ils soient divisez entièrement dans les