s i2 La S o m ms de G ebkk.parties dont ils font faits ; c’est à dire , sé-parez dans leurs premiers Principes ; maisleur Substance monte toute entière , ous’il fe fait quelque dissolution de leurs par-ties , ce n'est que bien peu. II est doncvrai que ce qui fait épaissir les Métaux,{] ou leur Matière , 3 c’est l’évaporation ,qui fe fait fucceflìvement & également del’Humide subtil & vaporeux. Or nous nepouvons point faire cet épaiffiíïement de lamaniéré que la Nature le fait j & par con-séquent nous ne fçauríons imiter la Natureen cela. Aussi il ne nous est pas possblede ì’iraiter en toutes les différences de sespropriétés : comme nous Pavons dit dansP Avant propos de ce Livre. Nous ne pré-tendons pas donc imiter la Nature â l’é-gard de ses Principes , ni dans la propor-tion qu’elle garde, loríqu’elle mêle les E-lémens , ni dans la maniéré dont elle lesmêle les uns avec les autres ; ni dans léga-lité de la chaleur , par laquelle elle épaissitôí corporifie les Métaux ; dautant que cefont des choses , qui toutes nous font im-possibles , Ôc qui nous font absolument in-connus. Cela étant présupposé , nous al-lons maintenant réfuter les raisons de ceux,qui, par leur ignorance, nient un Art siexcellent.
Chap. xi.