La Somme bî Gebes. ipzu n des plus grands Secrets de la Natureson sçaura une des voyes de la perse-t'ion : parcs qu’il y a plusieurs voyes quitendent & qui conduisent au même effet,(i) íî y en a pourtant une qui est plus par-faite que l’autre.
Un autre effet du Soufre est qu’il aug-mente assurément le poids de quelque Mé-tail que ce soit que l’on calcine avec lui ,§c qu’avec le Soufre on peut rendre 1cCuivre semblable à l’Or. II se joint auffiavec le Mercure. Et si on les íub ime tousdeux ensemble , on en fait du Cinabre.Enfin on calcine aisément tous les Corpsou Métaux avec le Soufre, hormis l’OrA l’Etain ; & le premier encore plus dif-ficilement que l’autre. Mais il n’est pointvrai que íe Souffre puisse coaguler véri-tablement , & avec quelque profit le Vif-Argent en Soleil & en Lune , & que celase fesse aisément & sans beaucoup d’arti-fice , comme quelques Fous se le sontimaginé. Néanmoins les Métaux qui ontmoins d’Argent- vif, & par conséquentmoins d’humidité , se calcinent plus facile-ment parle Soufre;& au contraire,ceux quiont beaucoup d’Argent-vif ou d’humidité,
(i) Géber parle ici desdifférences Médecines , dupremier, du second & dutroisième Ordre , par les-quelles il prétend qu’on
peut donner la perfectionaux Corps imparfaits , &deíqueUes la dernière est lLplus parfaite.