26s La Somme de Gebbk.
gent vif que de Soufre dans la composi-tion de l’Or. Ce qui se connoît par la fa-cilité qu’a l’Argent-vif de s’attacher à l’Or,ce que ne fait pas le Soufre. Ainsi, si l’onveut faire quelque altération & quelquechangement dans les Métaux imparfaits ,on doit se proposer l’Or pour modèle dece que l’on doit faire , Sc tâcher de réduiretofìjours ces Métaux à la même égalitéqu’est celle de l’Or. Nous en avons ci-de-vant enseigné le moyen.
Au reste, parce que les parties, dontTOr a été premièrement formé, étoientsubtiles & fixes, elles se sont ausiì beau-coup resserrées & condensées , & c’est cequi rend l’Or si pésant. D’ailleurs , com-me la Nature a mis long-tems à le cuire ScL le digérer, par une chaleur fort tempé-rée , ses parties [ les plus crues Sc volati-les 3 se sont exhalées lentement Sc peu àpeu ; & par ainsi il a été épaissi parfaite-ment Sc comme il le faut, dans le derniermélange qui s’est fait de ses Principes ; &c’est ce qui fait qu’il ne se fond qu’après a-voir rougi.
II se voit, de ce que nous venons dedire, que la perfection des Métaux dé-pend de trois choses. Premièrement, de lagrande quantité de leur Argent-vif. Secon-dement , de l’uniformité Sc égalité de leursSubstances, qui se fait par un mélange