280 La Somme de Geber.les Corps avec eux, & les réduiront enfumée. Et par ainsi ces deux Efprtts sépa-rent des Corps cette terre sulphureufe. Sc-condement on peut séparer cette Sustan-ce terrestre , qui est dans le Métail, en lelavant & l’amalgamant avec l’Argent-vif,comme nous savons dit ci-devant. Et laraison en est , parcs que l’Argent-vif nes’attache & ne retient que ce qui est de fanature , & laisse tout ce qui n’en est pas.
CHAPITRE IX.
De la nature de Jupiter ou de P Etain
R Evenons à la composition des Mé-taux. Si le Soufre, qui en est l’undesPrincipes, a peu de fixité ; s’il a uneblancheur impure, 8c s’il en a moins qued’Argent-vis ; si f Argent vif est impur ,en partie fixe & en partie volatil, & s’iln’a qu’une blancheur impure & imparfaite;de ce mélange, il se fera de l’Etain.
Les Opérations que l’on fait fur ce Mé-tail pour le préparer [ c’est-à-dire pour luiôter ses impuretés] font voirqu’il est com-posé de la sorte. Car en le calcinant, onsent la mauvaise odeur du Soufre qui ensort ; ce qui marque qu’il a un Soufre nonfixe ou adûjìibk. Que si cn s’éxhalant,ce ioufre ne fait pas une flamme bleue,
comme