La Somme de Gebek. 281
Comme est celle que fait le Soufre vulgai-re , lorsqu’il se brûle , il ne s’enfuit paspour cela qu’il soit fixe, parce que cela nevient nullement de fa fixité, mais de ceque dans la composition de ce Métail, ily a beaucoup plus d’Argent-vif, lequelpar son humidité empêche ce Soufre dcbrûler si visiblement, qu’il puistè faire unsflamme.
Au reste, il y a deux fortes de Soufres,Sc deux disterens Argents-vifs dans l’E-tain. L’un de ces Soufres, est combrtftible,puisque lors qu’on le calcine, il rend lamême odeur que le Soufre vulgaire. L’au-tre Soufre , qui est plus fixe, & qui pourcette raison n’a point de mauvaise odeur ,comme le premier, se voit dans la chauxde ce Métail, laquelle demeure dans le feu,fans fe brûler ny fe consumer.
On remarque tout de même deux A r-gents-vifs , dans l’Etain : l’un qui n’estpas fixe , Sc qui lui donne le cric , Sc î’ati-tre fixe , qui ne lui en donne point. L’ex-périence nous fait voir le premier. Caravant que l’Etain soit calciné, il a le cric,Sc après avoir été calciné trois fois, il neFa plus. Ce qui vient de ce que son Ar-gent-vif volatil, qui faifoit le cric , s’estexhalé dans la Calcination. Or il est cer-tain - que c’est FArgent-vif volatil de l’E-ain qui lui donne le cric. Car st on lave
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