La Somjíe de Gebbr. 305& par son éclat, elle pallie & couvre leurnoirceur , Sc elle la change en une splen-deur brillante ; parce que l’Argent-vif ,qui est changé en Médecine , étant purifiépar notre Art, Sc réduit en une Substancetrès-pure Sc très-éclatante, si on en faitla projection fur les Corps imparfaits, illes rendra éclatans, Sc leur donnera la per-fection qui leur manque, par le moyen defa fixation ; Sc par fa pureté il les transmue-ra Sc les perfectionnera entièrement. Nousdirons dans la fuite quelle est cette Méde-cine , dans un Chapitre que nous feronsparticulièrement pour cela.
Ainsi de ce que nous venons d’établir,on doit inférer qu’il faut nécessairementtrouver deux fortes de perfections ; l’une,qui fe fasse par une Matière, laquelle sé-pare du Composé la Substance qui est im-pure ; Sc l’autre, par une Médecine , quicouvre Sc pallie cette impureté par le bril-lant de sa splendeur, & qui lui donne laperfection, en la rendant belle Sc éclatan-te. Au reste, comme l’on ne peut rientrouver de superflu , mais seulement quel-que chose de manque dans l’intérieur 8c1 essence des Corps imparfaits ; s’il y aquelque chose à leur ôter, c’est de Pex-térieur & de l’apparence de ces Corps ,qu’il faut ôter ce qui leur survient, aprèsqu’ils font dèja faits & composez. Et cela