5oâ La Somme de Gebbr.tre bien rompus la tête à rêver là-deíïùs,'je vins à considérer que les Métaux impar- ,faits étoient sales & impurs dans le pro-fond de leur nature, & que l’on ne pou-voit trouver rien de brillant, ni de resplen-dissant en eux, puisqu’il n’y avoit rien desemblable dans leur composition naturelle,étant impossible de trouver dans une cho-se ce qui n’y est pas. Et delà je tirai cetteconséquence: Puisque, dis-je, ces Mé-taux n’ont rien de parfait , il faut nécessai-rement , que ni dans la séparation, quel’on en feroit en diverses Substances, nidans le profond de leur nature , l’on nepuisse rien trouver de superflu. Et par cemoyen je jugeai qu’il devoit y avoir eneux quelque chose de manque , qu’il fa-loit suppléer Sc remplacer par une Ma-tière ou Médecine , qui lui fût propre Stconvenable , Sc qui pût ajouter ce qu’il y [avoit de défectueux. Or le défaut de ces jMétaux est d’avoir trop peu d’Argent-vif,
Sc de ce que le peu qu’ils en ont, n’est pas !si condensé ni si resserré qu’il devroit l’être. jEt par ainsi, pour les parfaire Sc les ache- 'ver, il faut augmenter leur Argent-vif, leresserer , & lui donner une fixation stable,
Sc qui demeure à toute épreuve. Ce quise fait par une Médecine faite de l’Argent-vif lui-rriême- Car quand elle est parfaitedu seul Argent-vif, alors par fa splendeur,