z r § La Somme de Geber,projettée, & elle s’en ira en fumée , com-me je le ferai voir évidemment ci-après,lorsque je parlerai de la Coupelle.
Quatrièmement, si la Médecine ne de-meure, & si le changement qu’elle fait, & lateinture qu’elle donne au Métail imparfait,n’est stable Sc permanente à toute épreuve,cela ne vaut rien , parce que tout s’en vaen fumée.
Efi cinquième & dernier lieu , si la Mé-decine ne donne au Métail imparfait 1@véritable poids des Métaux parfaits , laTransmutation que l’on prétend qu’elle fait,n’est ni parfaite ni véritable , mais sophisti-que , n’ayant qu’une apparence trompeuse.Parce que le poids [ dans le même volu-me ,] est une des marques essentielles dela perfection.
Ce font- là les cinq différences de la per-fection. Et parce que la Médecine de no-tre Magistére doit nécessairement commu-niquer toutes ces propriétés au Métail im-parfait & à l’Argent-vif en les transmuant;il est aisé de juger de-là de quelle chose ilfaut la tirer. Car il est certain que cetteMédecine ne peut être prise que des cho-ses qui s’unissent le mieux aux Corps Mé-talliques , qui ont plus de conformité aveceux , qui les pénétrent jusques dans Tinté-rieure , qui s’attachent & s’unissent à eux,K qui par ce moyen les peuvent changer.