La Somme ce Gebeí. 317
Or quelque recherche Sc quelque épreuveque j’aye pû faire dans toutes les autreschoses , je n’ai jamais rien trouvé, qui aittant de liaison avec les autres Corps Mé-talliques , que l’Argent-vif. De maniéréqu’ayant travaillé fur l’Argent-vif j’ai re-connu , par l’expérience , qu’il est la véri-table Médecine, qui donne la perfectionaux Métaux imparfaits , & qui les change,& les transmue véritablement avec trèí-grand profit.
CHAPITRE XIX.
Des préparations qu’il faut donner à laMédecine , asm quelle ait toutes les pro-priétés qu’elle doit nécessairement avoir.
Ous n’avons donc plus qu’à détermi-
^ ner quelle doit être la Substancede l’Argent-vif, afin d’être une véritableMédecine , & quelles propriétés il doitavoir pour cela. Or comme l’expérien-ce nous a fait voir que l’Argent - vif nefait nul changement dans les Métaux im-parfaits , si lui-même n’est changé aupara-vant en fa nature : Nous avons reconnupar-là, que nécessairement il doit être pré-paré , pour faire cet effet. Car il ne femêle point dans l’intérieur des Métaux im-parfaits , s’il n’a eu fa préparation particu-lière , laquelle ne consiste qu’à le rendre
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