La Somme d b Geber. Z2r
imparfaits, leur imprime un changementôí une altération, qui ne leur donne pasnéanmoins une perfection íì grande ni íîforte , qssensuite ils ne puissent être cor-rompus & changez , c’est-à-dire reveniren leur première nature , & que la Méde-cine & l’impreffion qu’elle a faite fur eux,ne fe dissipent & ne s’évaporent entière-ment , fans qu’il en reste rien. Telle estla Sublimation, laquelle, fans avoir reçuaucune fixation , blanchit Vénus & Mars.Telle est encore la Teinture, tirée du So-leil & de la Lune ou de Vénus,que l’on mê-le ensemble , & que l’on met fur un Four-neau de Ciment, comme du Zïniar, & desautres choses semblables. Car c’est uneTeinture, qui teint à la vérité, mais qui nedemeure pas: au contraire, elle fe perd dansles épreuves, en s’éxhalant en fumée.
Par la Médecine du second Ordre , j'cn-tends toutes sortes de préparations, def-quelles faisant projection sur les Corps im-parfaits , elles les changent, 6c leur don-nent quelque perfection ; mais leur laissentcependant beaucoup d’impuretés , commeest la Calcination des Corps imparfaits ,laquelle leur ôte tout ce qu’ils ont de vola-til , 8c qui leur laisse leur terrestréité. Com-me est encore la Médecine qui rougit laLune, ou qui blanchit Vénus; fans queces deux Teintures puissent après cela être