3?4 Somme de Geeîr.qu’elles étoient faites & composées desmêmes Principes qu’elle. Ce qui est assu-rément très-véritable. Car c’est pour ce-la même qu’elles ont la vertu de l’altérerâc de la changer.
Voilà toutes les Médecines du premierOrdre. Ce n’est pas qu’on ne puisse en aug-menter le nombre , en les mêlant diverse-ment , fans que dans les différentes maniè-res , avec lesquelles leurs mélanges se peu-vent faire, les choses tingentes perdentrien de leur essence ni de leur vertu. Maisà dire le vrai, la Médecine pour la Luneque l’on tire de l’Argent-vif, ìjtfest pas uneMédecine du prémier Ordre ; parce qu’el-le ne communique pas seulement une descinq espèces de la perfection que nousavons remarquées ci-devant, mais elle don-ne la perfection toute entière.
Í1 y en a qui ont imaginé plusieurs au-tres Médecines ; mais il arrive nécessaire-ment de deux choses l’une , ou qu’ils fontleur Médecine des mêmes choses , ou quifont du moins de même nature que celledont nous avons parlé ; ou bien qu’ils lafont d’une chose,laquelle par l’aîtération Scle changement qu’on lui donne , a la mê-me vertu que ce qu’elle n’est pas en effet :c’e st-à-dire, qui fait le même effet que lesMédecines dont nous venons de parler,quoi qu’elle ne soit pas de même nature