zz6 La Somme de Geber.rendent nécessairement imparfait ; on faitune Médecine , laquelle ôte entièrementPune ou l’autre de ces imperfections, ouqui la pallie Sc la cache, en l’embellissant,fans toucher aux autres imperfections, quiy demeurent toutes entières. D’ailleurs,comme dans les Corps, il y a quelque cho-se qui ne peiít être changé , parce quec’est mne chose qui leur est essentielle ;étant née avec leurs Principes , elle nepeut point auíïì leur être ôtée par aucuneMédecine du second Ordre : Et il n’y aque la seule Médecine du troisième &grand Ordre , qui puisse la faire perdre auxCorps mixtes dans lesquels elle se trouve.Mais parce que l’cxpérience a fait voir yque par la Calcination , on pouvoit ôterles superfluiîés des Volatils, & que la ter-lestréité qui n’étoit pas essentielle auxCorps, ni unie à leurs Principes, se per-doit en les calcinant, Sc en les remettantplusieurs fois en corps ; Cette connoissan-ce a fait que l’on a inventé la Médecinedu second Ordre , laquelle peut pallier &couvrir les imperfections essentielles desCorps, ramollir ce qu’ils ont de dur, Sc en-durcir ce qu’ils ont de mou, Sc commu-niquer aux Imparfaits, tant durs que mous,une perfection du second Ordre , qui nesoit pas Sophistique , mais une véritableperfection de Soleil ôc de Lune.
Mais