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Tome second.
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'4-ïS La. Pau ois belaissée 5Ion lAme & selon lEsprit ; mais, seloí»diverses raisons & intentions des Philo-sophes , elle est tantôt dite une chose, 8ctôt une autre ; ce que Platon nous fait en-tendre , quand il dit, Que la Matière stuëà liníìni ; cestà-dire toujours, si la Formenarrête son flux.

Ainsi cest une Trinité en Unité, 8c unèUnité en Trinité; parce que, sont Corps,Ame, & Esprit ; auffi sont Soufre, Mer-cure, 8c Arsenic.: Car le Soufre spirant,cest-à-dire, jettant sa vapeur en Arsenic ,opère en copulant le Mercure ; & les Phi--losophes disent quelapropriété de l'Arsenicest de respirer,& que la propriété du Soufreest de coaguler, congeler, & arrêter leMercure. Toutefois ce Soufre, cet Arse-nic, 8c ce Mercure ne font pas ceux quepense le Vulgaire; car ne sont pas cesEsprits venimeux que les Apothicaires ven-dent; mais ce font les Esprits des Philoso-phes , qui doivent donner notre Médecine ;au lieu que les autres Esprits ne peuventrien pour la perfection des Métaux.

Cest donc en vain que travaillent lesSophistes, qui font leur Elixir de tels Es-prits venimeux 8c pleins de corruption :Car certainement la vérité de la souverainesubtilité de Nature r nest £n nulle autrechose, que dans ces trois Choses, à sçavoirSoufre, Arsenic, & Mercure Philosophi-ques, dans lesquels seulement est la répara*