4fo Opusculed’aujòurd’hui; desquels je ne doute poînfque je ne fois aigrément repris & fax/,pouravoir publié mon présent Opuscule, disansque je fais une grande folie de publier ainsimon Oeuvre, même en Langage vulgaï-'re; attendu qu’il n’y a Science qui soit au-jourd’hui tant haïe du commun populaire »que celle-ci.
Mais pour leur répondre : Je veux pre-mièrement qu’ils sçachent, s’ils nel’ont en-core connu , que cette Divine Philoso-phie n’est point en la puissance des Hom-mes; moins peut-elle être connue par leursLivres, si notre bon Dieu ne l’inspire etinos coeurs par son Saint Esprit, ou parl’organe de quelque Homme vivant,com-me je prouverai bien amplement dans laseconde Partie de cettui mien Opuscule.Tant s’en faut donc que je la publie parcepetitTraité.Etquantàce que jel’ai mi--se en Langage vulgaire , qu’ils sçachentque je n’ai rien fait en ceci de nouveau ;mais plutôt imité-nos Auteurs anciens, les-que's ont tout écrit en leur Langue, com-me Hamec Philosophe Hébrieux en Lan-gage Hébraïque; Thébit & Haly Philo-sophes Chaldéens, en leur Langue Chal-daíque ; Homerus, Théophraflus, De'-mocritus&mnt d’autrcsPhilofophesGrecs,en leur Langue Grecque; Abobaly, Gé-foec, Avicenue, Philosophes Arabes, en