DE D. ZaCHÁIRe. 451leur Langage Arabique > Morienus, Ray-mondus-Lullius & plusieurs autres Philo-sophes Latins, en leur Langue-Latine; afïnque leursSuccesseurs connûíTent que cetteDivine Science avoir été baillée aux Gensde leur Nation. Si donc j’ai imité tous cesAuteurs 6c plusieurs autres en leurs. Ecrits,il n’est: pas de merveille si je les ai ensui-vis en leur façon d’écriture, afin même-ment que ceux qui font aujourd’hui vi-vans, & qui nous suivront après, con-noissent que notre benoît Dieu a voulu,par fa sainte & divine Miséricorde , grati-fier en cela notre bon Pais de Guienne,comme il a fait d’autres fois les autresNations.
Et quant à cequ’iis disent:Notre Scien-ce est haïe du commun populaire; ce n’estpas elle: caria Vérité étant premièrementconnue, a été toujours aimée ; ains ce fontles tromperies 3 c fausses Sophistications ,comme je déclarerai plus amplement en lapremière Partie.
Mais, diront-ils, puisque je n’exprimebien clairement toutes les choses requisesà la Composition de notre divin Oeuvre,afin qne tous ceux, qui verront mon pré-sent Opuscule, puissent travailler assuré-ment ; quel profit en rapporteront les Li-sansf Je dis grand & double profit. Pré-miérement, qui est aujourd’huil’Homme,