45 1 Opusculequi sçauroit exprimer ni déclarer le grandbien qu’on dépend ordinairement en laFrance, à la poursuite de ces maudites So-phistications ; desquelles, si c’est le bonplaisir de Dieu qu’ils en soient retirez,mettant fin à tant de folles dépenses, parla lecture de mon Opuscule, neseroit-cepas en rapporter un grand profit ? Sanscompter le second, que les bons & fidellesLecteurs en rapporteront , en rangeantJeur étude selon la vraie métode, que jsetîai baillée en la seconde Partie. Et si Dieuleur fait tant de grâces qu’iîs en puissentfaire telle résolution que je dirai ci-après,la Tierce ne leur fera pas inutile, pouravoir entrée & grand accès à cette Divi-ne Pratique. Je dis Divine, pource qu’elleest telle que l’entendement des Hommesne la peut comprendre de foi, & fussent-ils les plus grands Philosophes qui furentoncques, comme donne assez à entendreGéber , quand il taxe ceux qui veulenttravailler en considérant seulement lesCau-ses naturelles, 8c la feule Opération deNature : En cela , dit-il, saillent les Ope-rateurs aujourd'hui, pcurce qu ils pensent' ensuivre Nature, laquelle notre Art ne peutimiter en tout.
Cessent donc déformais tels & sembla-bles Calomniateurs, lesquels je veux ad-;veuir qu’ils ne se peinent point à la lectu-