deD. Zachaire.
Ainsi) la faute des richesses des Mines,defquelles l’Or nous est communiqué,ensemble tous les autres Métaux , àcause qu’aucun d’iceux a été, & sera àl’avenir, en grande estime en la plus gran-de partie defdites Régions ; comme l'a-bondance d’iceini a fait aux autres Ré-gions; qu’il a été & fera toujours mé-prisé des grands Seigneurs d’icelles : A\xlieu qu’ils ont en grande estime les chosesqui font de peu de valeur, voire de néant,qui n’ont rien de parfait fors la feule ap-parence ; laquelle a toujours ébloui lesyeux, les empêchant de connoître les cho-ses grandes & parfaites. Lesquelles fe lâ-cha ns de leur façon de faire (comme fontvolontiers les Gens fçavans , quand ilsvoyent que les Ignorans leur sont préfé-rez) fe retirent ailleurs, délibérez démon-trer ieurfçavoir Sc puissance (i).
Or étoient ces siégions ( comme unepartie du Monde est aujourd’hui) gouver-nées par un, qui les rangea & renforça detelle façon, avec une si grande diligence,
( i ) Ce discours semblerouler sur le mépris quelés Grands de la Cour duRoi de Navarre avoientfait de la Science de Za-chaire, qui n’étoit pas en-core Adepte, quand il serendità Pau. XI roule peut-átre 3'lflì sur les importu-
nes sollicitations, que sesParens & ses Amis , peuversez dans la PhilosophieHermétique, lui faisoientpour i’engager à quitterses travaux chimiques , g£à se pourvoir d’une Chargçdé Judicature,