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D L Bas. Va le m tin, Liv. I. 17
'prêt à faire ce qu’on lui commandoit.
Quand Vulcain se fût acquitté de sondevoir , on vit venir comme «ne belleFemme blanche , vêtue d’un habit long ,,de couleur grise & argentine, tissu & en-trelassé d’Eaux, Sc dès que les Áffistansl’eûrent considérée de plusprès , ils con-nurent tous que c’éroit la Lune , E-poufe d u Soleil , laquelle se jetta àleurs pieds, & après plusieurs soupirs yaccompagnez de larmes , elles les pria a-vec une voix tremblante & entrecoupéede sanglots , de délivrer le Soleil son Ma-ri,qui étoìt emprisonné par la tromperie deMercure , ou qu’il faudroit qu’il pérît,^vec Mercure, dèja condamné à mort parle jugement des autres Planettes. MaisVulcain, fçachant bien ce qu’il avoit àfaire, & ce qui lui avoít été ordonnéferma l’oreille à ses prières, Sc ne cessad’éxécuter la Sentence fur ces pauvresCriminels , jufqu’à l’arrivée de Vénus, quiparut vétuë d’une robbe bien rouge , &Sc doublée de vert. Elle étoit extrême-ment belle de visage & avoit une voix dou» -ce & gracieuse ; son maintien & là'> façon >de faire étoient tout-à-fait agréables. Elisportoit un bouquet de fleure odoriféran-tes , qui, à cause de leur admirable diversité *de couleurs, apportoient un merveilleuxcontentement aux Hommes. Elles pria eu*Tome III. B