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AVANT PRO P 0 S.
I L y a très- peu de Gens , qui entendantparler de la Pierre Philosophale , nefroncent le sourcil à ce nom' , & , en se-couant la tête, ne rebuttent ce Traité. Enbonne foi, n’est-ce pas une grande inju-stice que de blâmer ainsi ce qu’on ne con-noît point ?■ Avant que de donner son ju-gement , il fau droit au moins fçavoir ceque l'on condamne , & ce que c’eíl quela Pierre Phiiosophaie ; mais ceux qui en-vient de la forte, jugent de cette Science'par raport aux Artistes vulgaires-, qui rau lieu de la Pierre qu’ils promettent defaire, consument tout leur avoir, & celuides autres ; & voyant tant dàmpoílures ,tant de fausses Rçeeptes , & tant de vai-nes promesses des Charlatans , ils prennent©ccasion de là d’attaquer la vérité de l’Artne considérant pas que ceci if est pointPOuvrage des Chimistes- ordinaires, maisdes vrais Philosophes , & qtfil est aussi peu-facile à ces Philosophâtres dé faire cettePierre , que de faire décendre la Lune enTerre, ou de produire un nouveau So-leil Pour être Philosophe il faut sçavciVparfaitement les fondemens de toute ì®Nature, car Ìa-Scie&ce ds. la Pierre Phso