IDbBas. Vaiïíítin, Lit. II. ff
cet esprit lui fut infus , il commença à vi-vre. Le Sel, c’est-à-dire son Corps, se rap- 1portoit à la Terre ; î’Air inspiré, étoit leMercure , c’est-à-dire l’Efprit,' & le sou-ffle de rìnfpiratiônlui donnoit une chaleurvitale, & c’étoit le Soufre , c’est-à-direle Feu. Auffi-tôt Adam commença à semouvoir , & donna par ce mouvement urïassez suffisante preuve d’une Ame vivante;car le Feu ne peut pas être fans Î’Air, nide même l’Air fans le Feust’Eau étoit mêléeà tous deux avec une égale proportion.
Adam fut-donc premièrement composéde Terre, d’Eaù, d'Air A de Feu & aprèsd’Ame , d’Esprit & de Corps ; puis deMercure, de Soufre & de Sel.
Eve semblablement, la prémiére Femme,notre prémiére Mère,participa de toutes ceschosesjcar elle fut tirée & produite d’A dam,qui en étoit composé. Remarque ce que jeviens de dire. Or,pour retourner à mon pro-pos de la putréfaction,il faut que tout Ama-teur A Inquisiteur de Sagesse tienne pourcertain , que semblablement aucune Se-mence Métallique ne peut opérer , & nepeut être aucunement multipliée , si élisn’a été entièrement pourrie de foi-même,A fans mélange d’aucune chose étrangère;& comme nulle Semence végétable ouanimale ne peut, comme il a dèja été dit,étendre ni multiplier son efpece fans putré-