é8 Les douzi Clefs
DOUZIEME CLEFDe f Oeuvre des Philosophes.
L ’Epée d’un Escrimeur, qui ne sçaítpas tirer, ne peut lui servir de rien ,parce que ne la maniant pas comme il faut,il est aisément vaincu & terrassé par utïautre qui sçaít mieux tirer & porter ui»coup que lui. Mais celui qui entend par-faitement l’escrime , rerflporte aisément ls'victoire sur son Adversaire.
II en arrivera de même à celui qui, avecPaide de Dieu , aura acquis la Teinture ,& ne sçaura pas s’en servir , comme il enrarrive au Gladiateur, qui ne sçait pas feumétier. Mais d’autant que voicy la dou-zième & dernière Clef qui ferme ce Livre,je ne parlerai plus avec aucune ambiguïtéPhilosophique , & j^expliquerai nuëment& clairement cette Clef touchant la Tein-ture. Comprenez donc la Doctrine sui-vante'.
Prends une partie de cette Médecine ouPierre des Philosophes, dûment préparéeêc faite du Lait Virginal, avec trois partiesde très - pur Or , passé par la Coupelleavec de T Antimoine, & battu en laminestrès-menues. Conjoints-les dans un Crcu»set & leur donne un feu modéré auxdou;