Ntz Bas. Valentin, Part. I. 8 fdation de vous demander quel est le sujetde vos réflexions.
le Vieillard.
Je puis , jeune Adolescent, connoîtremaintenant des choses , qui, dans ma jeu- ■nesse, me sembloient incroyables & horsde raison , Sc je me souviens que lorsquejfétudiois , mon orgueil étoit tel, que jeprésumois posséder toutes les Sciences.Mais à présent, que je suis fur le déclinde mon âge, je pense différemment, Scje cherche à pénétrer dans ce grand Livrede la Nature, si rempli de difficultés. Euforte que je commence à me plaire dansmes Recherches , quand je rn’apperçoisque le temps s’écoule comme une ondefugitive, Sc c’est de quoi j’ai bien sujet deme plaindre.
Adolphe;
Je ne puis, respectable Vieillard,rffem-pêcher de vous admirer , en voyant desaffections si contraires entre vous & moi.Il vous semble que le temps s’envole tropvîte, & il me paroît que les jours paílènttrop lentement. C’est pourquoi je veuxvoyager ayec quelque Compagnie agréa-ble qui me tire de cette mélancolie , oùje m’abforbe , en voyant le temps coulejKvec tant de lenteur,