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Tome troisième.
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104 LAzoth ces Philosophes,que tous les Artistes promettent à ceux quîleur ouvrent leur bourse. De grâce, dites-moi ce que vous pensez-dessus.

Le Vieillard.

Je pense que vous raisonnez en jeuneHomme, ou comme les Fo.ux, qui nedésirent des Richesses que pour satisfaireleur volupté. Lintention des Philosophesest bien différente , & ceux qui courentaprès ces choses corruptibles & périssa-bles , font indignes de ce nom , qui nap*partient quaux Sages, qui sadonnent à laconnaissance des Mistéres divins, qui con-sacrent leurs travaux au service de Dieu ,& qui étouffent en eux tout sentiment devaine gloire & dambition. Je ne condam-ne pas le désir des Richesses , quand il seborne à ce que Dieu nous en envoye pourles besoins de cette vie ; mais je blâmecette cupidité déréglée, qui porte lHom-me à nen souhaiter que pour satisfaire sonorgueil. Et cest par cette raison que lesPhilosophes ne parlent que raistérieufe-ment de leur Art, de peur dencourir ladisgrâce de la Famille de Nembrot ; carsi cet Art nétoit caché aux Faiseurs detours de passe-passe , il sensuivroit de laconnoistance quils en auroient , une con-fusion étrange dans les Ordres de ce basMonde , dont Dieu lui-même a établi les