i.24 L’Azoth des Philosolkes,Le Vieillard.
Vous vous trompez,mon Fils,en croyant•que j’entens parler de l’Or terrestre , &vous n’avez pas conçu ce que j’ai vouludire. Mon discours n’est pas austì clairqu’il vous le semble ; mais il ne m’est paspermis de parler avec plus de clarté, &je vous mettrai par écrit le principal mis-tére de cet Art. Sçachez que l’Or vulgai-re n’est point ce dont il s’agit ici, non plusque l’Argent commun , ni le Mercure, nile Soufre, ni l’Antimoine, ni le Nitre, rjitoute autre chose. Mais c’est l’Efprit d§l’Or , & le Mercure, que les Philosophesnomment la prémiére & seconde Matière,propre , & seul de la Nature ; Or très-pur Orienta!, qui n’a point senti la forcedu feu , qui est le plus éxellent de tous,qui est le plus mou, & qui est plus facile àfondre que l’Or vulgaire. II est vrai Mer-cure de l’Or ; & Antimoine, attirant sesqualités des Corps, s’il est liquéfié. Sa pré-paration ne consifie qu’à bien le laver,& lemettre en menues parties , par i’eau & parle feu 5 comme toutes les autres chosesfont préparées de la même maniéré , afinqu’elles soient agréables à Dieu & auxHommes. II faut avoir une connoistanceexacte de la Sublimation, de la Distillation,de la Séparation, de la Digestion, de la