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Tome troisième.
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i.24 LAzoth des Philosolkes,Le Vieillard.

Vous vous trompez,mon Fils,en croyantque jentens parler de lOr terrestre , &vous navez pas conçu ce que jai vouludire. Mon discours nest pas austì clairquil vous le semble ; mais il ne mest paspermis de parler avec plus de clarté, &je vous mettrai par écrit le principal mis-tére de cet Art. Sçachez que lOr vulgai-re nest point ce dont il sagit ici, non plusque lArgent commun , ni le Mercure, nile Soufre, ni lAntimoine, ni le Nitre, rjitoute autre chose. Mais cest lEfprit d§lOr , & le Mercure, que les Philosophesnomment la prémiére & seconde Matière,propre , & seul de la Nature ; Or très-pur Orienta!, qui na point senti la forcedu feu , qui est le plus éxellent de tous,qui est le plus mou, & qui est plus facile àfondre que lOr vulgaire. II est vrai Mer-cure de lOr ; & Antimoine, attirant sesqualités des Corps, sil est liquéfié. Sa pré-paration ne consifie quà bien le laver,& lemettre en menues parties , par ieau & parle feu 5 comme toutes les autres chosesfont préparées de la même maniéré , afinquelles soient agréables à Dieu & auxHommes. II faut avoir une connoistanceexacte de la Sublimation, de la Distillation,de la Séparation, de la Digestion, de la