Band 
Tome troisième.
Seite
176
JPEG-Download
 

i"]6 LAzoth des Philosophes,reposer, dans une Caverne fous-terraínedont il y a un aílez grand nombre dansRome. Ayant dans ce Lieu- fait ma priè-re à Dieu & imploré son assistance , étantencore à jeun, le Sommeil me surprit Sc jemendormis ; mais nétant pas couchécommodément, je méveiilai fur le minuit,& je considérai la Caverne qui me servoítdHôtellerie. Alors pensant aux Ouvragesadmirables de Dieu,très-bon & très-grand,& réfléchissant avec attention fur les misè-res de la vie humaine, je vins ensuite à rai-sonner en moi-même sur les Sécréts & furlOeuvre des Philosophes. Comme je pen-soit profondément à cette Science, il mesembla entendre ^.elque bruit dans maCaverne , qui néanmoins ceíloit au mêmeinstant. Cependant cela me faisoit peur |je craignois que ce ne fût des Sorciers oudes Larrons. Implorant de nouveau las-íîstance de Dieu, japperçusau plus pro-fond de ma Caverne une petite lumière ,qui j saugmentant peu à peu, sappro-choit insensiblement auprès de moi. Tom-bant comme en, foiblesse de frayeur , jssié-íìtois fur ce que javois à faire. Au mo-ment même je vois un Homme très-repîen-dissant Sc comme Aérien , portant fur fatête une Courronne Royale, qui étoit partout ornée dEtoiles. Le regardant atten-tivement, 6c considérant toutes ses parties