i§8 Le Triomphe
H 0. est la (*) Femme, qui m’est propre ; qu’iísFeuflent cherchée & qu’ils m’eussent unià elle J c’est alors que j’aurois pû tein-dre mille fois davantage ; mais, au lieude cela, ils ont entièrement détruit niapropre nature, en me mêlant avec deschoies étrangères : C’est pourquoi, bienqu’en faisant leur calcul, ils ayent trouvéquelque avantage , fort médiocre toutes-fois , en comparaison de la grande puissan-ce qui est en moi; il est constant néanmoinsque cette utilité n’a procédé, Sc n’a eu sonorigine que de moi, & non de quoique cesoit autre , avec quoi j’aye pû être mêlée.
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/ TuVas pas assez prouvé par ce que tu
'viens de dire : Car encore que les Philo-sophes parlent d’une feule chose, qui ren»ferme en foi les quatre Elémens ; qui a unCorps, une Ame , & un Esprit & quspar cette chose ils veuillent faire entendrela Teinture Phisique ; lorfqu’elle a étépoussée jufqu’à fa derniere perfection, quiest le but où ils tendent ; néanmoins cettechose doit, dès son commencement, êtrecomposée de moi, qui suis f Or , & demon Frère , qui est le Mercure, commeétant tous deux la Semence masculine , &Sc la Semence féminine; ainsi qssil a étédit ci-dessus ; Çaraprès que nous avonsété suffiíament cuits, & transmuez en Tein?
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