2o6 Le Trïomîhede difficultés , qui rendent presqu’inacces-íìbie le Sanctuaire de notre Philosophie :Je loue extrêmement la force avec laquel-le je sçai que vous avez combatu les dis-cours ordinaires de certains Esprits, quicroyent qu’il y va de leur honneur, detraiter de rêverie tout ce qusils ne connois-sent pas ; parce qu’ils ne veulent pas, qu’ilsoit dit, que d’autres puissent découvrirdes vérités , dont eux n’ont aucune intel-ligence.
PïROPHHE.
Je n’ai jamais crû devpir faire beaucoupd’attention aux raìsonnemcns des Person-nes , qui veulent décider des choses qusiîsne conncisscnt pas ; mais je vous avoueque si quelque chose eût été capable deme détourner d’une Science , pour laquel-le j’ai toûjours -eu une forte inclinationnaturelle , çauroit été une espèce de hon-te , que l’ignorance a attachée à ìa recher-che de cette Philosophie. En effet, il est. fâcheux d’être obligé de cacher l’applica-tion qu’on y donne; à moins que de vou-loir paíîèr clans l’esprit de la plupart d umonde pour un Homme, qui ne s’occupequ’à de vaines Chimères ; mais comme lavérité, en quelque endroit qu’ellesetrou-ve 5 a pour moi des charmes souverains, rien• n’a pû me détourner de cette étude. J’ai lû