gio Le Triomphephes donnent à cette Liqueur Mcrcuriellele nom d’Eau pontique , & de Vinaigretrès aigre : Sa ponticité exubérante est levrai caractère de fa vertu ; il arrive de plus,comme je l ai dèja dit , dans fa Distilla-tion , la même chose qui arrive en celledu Vinaigre, le flegme Sc l’eau montent lespremiers , les parties soufreuses Sc saìmess’élevent les derniers : Séparez le Flegmede l’Eau . unissez l’Eau & le Feu ensem-ble , le Mercure avec le Soufre, & vousverrez enfin le Noir très-noir, vous blan-chirez le Corbeau , Sc rougirez le Cigne.
Puisque >e ne parle qu’à vous , vraisDisciples d’Hcrmès , je veux vous révé-ler un Secret, que vous ne trouverezpoint entièrement dans les Livres des Phi-losophes. Les uns se sont contentés dedire , que de leur Liqueur on en fait deuxMercures , l’un blanc , Sc l’autre rouge.Flamel a dit plus particulièrement, qu’ilfaut se servir du Mercure citrin , pourfaire les Imbibitions au rouge ; il avertitles Enfana de l’Art de ne pas fe tromperfur ce point ; il assure aussi qu’il s’y feroittrompé lui-même, fi Abraham Juif ne l’enavoit averti. D’autres Philosophes ont en-seigné , que le Mercure blanc est le Bainde la Lune , Si que le Mercure rouge estFe Bain du Soleil : Mais il n’y en a pointqui ayent voulu montrer distinctement aux