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■si non, Que le Corps parfait est un Levainnécessaire à notre Pâte : Que l’Esprit doitfaire l’union de la Pâte avec le Levain ,de même que l’Ëau détrempe la Farine,& dissout le Levain , pour composer unePâte fermentée , propre à faire du Pain.Cette Comparaison est fort juste ; c’estHermès qui l’a faite le premier. S'icut enìmpafia fine fermenta fer ment art non pot est ;fie ckm corpus Jublirnaverìs , mundaverìs ,& turpitudtnem à fce.ce feparaverìs ; ckmjungere voltteris, pone in eis fermentum, &aquatn terram confite , ut pafia fiat fer-mentum, Au sujet de la Fermentation, lePhilosophe répété ici tout POeuvre , &montre que tout de même qúe la Masse,de la Pâte devient toute Levain , par fa-ction du Ferment, qui lui a été ajoûté ;ainsi toute la Confection Philosophiquedevient par cette Opération un Levain ,propre à fermenter une nouvelle Matière,â à la multiplier jusqu 1 à finsini.
Si vous observez bien de quelle maniè-re se fait le Pain , vous trouverez les pro-portions , que vous devez garder entreles Matières , qui composent votre PâtePhilosophique^ Les Boulangers ne roet-tent-ils pas plus de Farine que de Levain,& plus d’Eau, que de Levain & de Fa-rine ì Les Loíx de la Nature sont les Ré-ales que vous devez suivre dans la Prati-