SORÏA'NT TSÊS TeNÊB&ES. z- £ íSVoir pris quelque remède , on reste long-temps languissant Sc abbatu. La Naturefeule fçait rejetter les excrémens, & c’esscette feule faculté qui est nécessaire en pa-reille occasion. Car de donner des pur-gatifs à un corps affoibli, ce n’est qu’angrir le mal, Sc augmenter les excrémens ,au lieu de les diminuer ; mais puisque c’cstle propre de la Nature , lorfqu’un Hom-me est en santé , de rejetter d’elle - mêmeles humeurs superflues ; pourquoi, quandelle est languissante, ne pas tâcherde la for-tifier, & de lui communiquer une nouvelleligueur par le moyen de notre Médecine ?Que d'e cures" admirables & tí'cssets íurpre-nans naîtroient de cette méthode.
Je ne nie pas qu’on donne quelque foisdes Cardiaques , qui, avec la faculté dapurger, en ont encore d’autres très-bon-nes • mais outre qu’on en use fort rare-ment, ces Remèdes font préparez si gros-sièrement , Sc leur vertu est si foible, qu’ilsfont la plupart du temps fort inutiles ; ilarrive même souvent , que celui qui lesprend est si mal, qu’il n’a pas la force , nonpas de sentir fesser du Remède , mais desentir même le Remède. Je fçai bien en-core qu’il y a certains Remèdes qui sou-lagent la Nature fans i’irriter, Sc qui parleur vertu spécifique attirent Sc surmon-tent la maladie ôc l’humeur, Sc il est vrai
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