SORTANT DIS TeNïBRIS, J 55forte que comme Dieu soutient tout parsa présence, tout est gouverné auíïï parses Loix éternelles. Posons donc pourconstant qúe de ce Point ont été tiréescette infinité de Lignes que nous voyons.
Mais il y a une grande Question, quijstest pas encore bien décidée , à sçavoircomment & sous quelle forme étoit la Ma-tière des choses dans le Point de ía créa-tion. Si nous considérons de près la Na-ture, & la disposition des choses infé-rieures , nous aurons lieu de croire que cen’étoit qu'une Vapeur aqueuse , ou uneténébreuse Humidité ; car si entre toutesîes Substances créées, la feule Humiditése termine par un terme étranger, & si parconséquent c’est un Sujet très-capable derecevoir toutes les F ormes, elle feule aussia dû être le Sujet fur lequel a roulé îouLPQuvrage de la Création. En effet , ceCahos ténébreux , comme l’a fort bienremarqué notre Poète , étant informe, &une masse confuse , propre à toutes lesFormes , & indifférente pour toutes ( se-lon qu’Aristote, & plusieurs sçavans Scho-lastiques après lui, ont dit de leur Matiè-re première ) devoir nécefîàirement avoirPEssence d’une Vapeur humide.
On remarque que dans toutes les pro-ductions qui se font au Monde inférieur -,íss Spermes font 'Swjoprs revêtus êsss