Band 
Tome troisième.
Seite
422
JPEG-Download
 

H.22 LaLiTMIERÈdement contre les plus grosses Pierres quise trouvent en leur chemin. Leur opinionroule uniquement sur ce que lOr est leplus npble de tous les Corps , ÔC quilcontient en lui la Sémence aurifique , la-quelle ils prétendent, disent-ils , multiplieravec son Semblable, & dans cette vûëces pauvres Idiots se proposent de le fai-re végéter. Cette erreur est fortifiée chezeux par les discours captieux de certainsPhilosophes, qui enseignent que dans lOrfont les Semences de lOr , Sc qu est levéritable Principe daurification , commeîe Feu Test dignition. Doctrine, dont fansdoute on peut tirer beaucoup de fruit,pourvu quelle soit prise dans son véritablesens , mais qui étant mal entendue , perdles Ignorans. Notre Poète fait fort bienconnoître la cause dune telle erreur,quandil reprend ceux qui napprochent de cetArt divin que dans un esprit davariçe ,& dont le cœur, ne désirant que de lOr,fait quils ne sont jamais contens, sils nenfde lOr dans leurs mains : Son éclat ébloiiiÉleurs esprits auíîì bien que leurs yeux , &fa solidité ébranle la foibìesse de leur cer-veau : Sa beauté attache leur désir , Sc favertu occupe tous leurs Sens ; mais fa forteComposition ne produit que leur confu-sion , & fa noblesse fait voir la petitesseleurs conceptions.