5j24 L a L u m i e n, Epacité & la parfaite union ; ce qui fait queîe Fer, quoi que plus cuit que l’Argerit( comme entr’autres Renseignent docte-ment Bernard Trévisan ) n’est pas néan-moins si parfait, ni si uni dans fa Substan-ce mercurielle, à cause dc la quantité desfèces , qui ont empêché la cuistbn , & parconséquent l’union : Mais pour ce qui estde l’Or, il a reçu la derniere cuisson, Scla Nature a éxercé fur lui son action dan^toute son étendue , Sc y a imprimé toutesses vertus ; en forte qu’il seroit trèsstong,très - difficile , Sc presque impossible detravailler sur lui, à moins que d’avoir cet-te Eau éthérée , le Ciel des Philosophes,& leur vrai Dissolvant. Quiconque l’a ,peut se vanter d’avoir la parfaite connois-sance de la Pierre , & d’avoir atteint ,comme on dit , les bornes Atlantiques.L’Or vulgaire ressemble à un fruit, qui ,parvenu à une parfaite maturité, a été sé-paré de l’Arbre, Sc quoi qu’il y ait en luiune Semence très-parfaite , Sc très-dige-ste , néanmoins , si quelqu’un , pour lemultiplier, le mettoit cn terre , il faudroitbeaucoup de temps, de peine , Sc de foinspour le conduire jufqu’à la végétation :Mais, si au lieu de cela , on prenoit unegreffe , ou une racine du même Arbre, Scqu’on la mît en terre , on la verroit çnpeu dc temps Sc fans peine végéter & rap-porter-
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Tome troisième.
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