SORTANT DES TëNEERES. 45*9ou tout grain, qui n’cst pas derechef misdans une terre convenable pour y pour-rir , ne multipliera jamais, Sc demeureratel qu’il est. Or l’Artiste,qui'connoît le bongrain , prend ce grain, ôc le jette dans faterre aprés savoir bien fumée Sc préparée.,Sc là il se pourrit, se dissout, Sc se subtilietellement, que sa vertu prolifique s’étend■Sc se multiplie presque à l’infini : Et au lieuque d’abord cette vertu étoit renferméeSc comme assoupie dans un seul grain, elleacquiert dans cette régénération tant deforce Sc d’étenduë , qu’elle est contrainted’abandonner fa première demeure , pourfie loger dans plusieurs autres grains. Queles Disciples de fi Art considèrent donc•attentivement comment, par le seul actede la Putréfaction & de la Dissolution, ceSoufre interne acquiert une si grande ver-tu , renfermée dans le premier grain , quiest si simple d’abord , ôc à laquelle on h’enajoute point de plus grande, est tellementfortifiée Sc purifiée par elle-même , qu’ellepaíîë aisément de la puissance à l’acte enmultipliant son Humide radical par l’Hu-mide radical des Elémens , auquel elle í@joint; car c’est en cela que consiste iaver-tu spécifique , Sc point du. tout en autrechose. Tout dc même, si l’on sçait pren-dre le Grain Phisique , & qu’on le jettedans fa terre bien fumée, bien purgée de
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Tome troisième.
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