484 L A Lumieîsqu’elics font da genre des Esprits rnercu»fiels Sc permanens , qui ne s’attachentqu’aux choses qui font de leur propre na-îure ; Et s’jls îiíoient les Auteurs, ils vet>soient qu’ils enseignent que nulle Eau nepeut dissoudre les Corps d’une véritableDissolution j que celle qui demeure aveceux dans une même Matière , & fous unemême Forme, & que les Métaux dissoutspeuvent derechef recongeler. Mais , eavérité, quelle convenance y a-t’il entre lesEaux de ces Gens-là, & leurs Corps inulles fans doute ; par au lieu de se joinr<dre à eux , elles surnagent au-deíîus , 3c(demeureroient de la forte au feu jufqssaujour du Jugement. Malheureux qu’ils font,ils prétendent être fort habiles , & ne fefont jamais donné la peine d’apprgndre cequ’il faut néceflàiremcnt fçavoir avantfoutes choses.
II n’y a pas moins cPhabileté à cotinoh-ïre l’Eau des Philosophes, qu’il y en a 3 ,eonnoître leur Soufre ; & l’ouvrage de laSolution est auffi caché chez eux, queí’Or qu’ils entendent qu’ii faut dissoudreçst mistérieux. Cela est cause que les Igno-rans prennent d’abord l’Or vulgaire , ouquelqu’un des autres Métaux , & qu’ils es-sayent de le dissoudre avec h Mercure ,pu avec quelqu’autre Minéral corrosif, cegju’iîs font vainement. Quelle folle raison