SORTANT DES TENEBRES. 49 IArt ; il est sur qu’il ne viendroit jamais aufcut qu’il se propose , & ne feroit rien qued 9 estropié Sc d’imparfait. Asin donc queVos Ouvrages soient parfaits , ô Enfans deb Art, íervez-vous de ce Feu instrumen-tal , par lequel seul toutes choses se fontparfaites. Ce Feu est répandu par toute laNature, car fans lui elle ne íçauroit agir ,& par tout où la vertu végétative estconservée, là aussi ce Feu est caché. CeFeu se trouve toujours joint à l’Humideradical des choses, Si accompagne con-tinuellement le Sperme cru des Corps :Mais , quoi qu’il soit ainsi répandu partoute la Nature inférieure , & dispersé dansles Elémens , il ne laisse pas d’être inconnuau monde, & ses actions ne font pas assezconsidérées. C’estceFeu qui cause la cor-ruption des choses, car c’est un Esprit très-cru, ennemi du repos , qui ne demandeque la guerre Sc la destruction. C’est unechose qu’on ne íçauroit trop admirer dansla Nature que tout ce qui se trouve expo-sé à l’Air, tout ce qui est dans l’Eau , oufous la Terre se réduit à rien , & retournedans son premier Cahos. Les Pierres lesplus solides , les plus fortes T ours, les plussuperbes Edifices , les Marbres les plusdurs, & tous les Métaux enfin, excep-té l’Or , font réduits en poudre après unelongue fuite de temps. Le Vulgaire igno-;
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Tome troisième.
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