SORTANT DT§ TENEBRES.faite 5c accomplie : Car d’abord on doittirer le Mercure en forme de vapeur oude fumée blanche, 5c ensuite dissoudrel’Eau ignée , ou le Soufre par le moyende leur Sel bien purifié,volatilisant le fixe,5í con joignant les deux ensemble dans uneunion parfaite. A l’égard de cette Terrefixe , dont notre Poëtc dit qu’elle est con-tenue dans notre Sujet, nous disons qu’enelle gît la perfection de la Pierre , le véri-table Lieu de la Nature, & le Vaisseau oùse reposent les Eiémens. C’est une Terrefusible & ignée, très-chaude & très-pure,laquelle doit être dissoute & inhumée ,pour être rendue plus pénétrante, & pluspropre à î’usage des Philosophes , & pourêtre enfin le second Vaisseau de toute laperfection. Car comme il est dit au sujetdu Mercure que le Vaisseau des Philoso-phes est leur Eau , auiíî peut-on dire à l’é-gard de cette Terre, que le Vaisseau desPhilosophes est leur Terre. La Nature ,comme une prudente Mère, t’a donné ,mon cher Lecteur, dans ce seul Sujet toutce que tu peux désirer afin que tu en tiresle noyau, & que tu le prépares pour tonusage.
Cette Terre > par sa Sécheresse ignée 8cinnée , attire à foi son propre Humtde , &le consume ; Sc h cause de cela eiie estcomparée au Dragon qui dévore sa queue
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