$i8 La Lumîbkeéc d’y travailler comme elle fait, par voiede purification & d’attraction ; c’est-à-di-re , que quand nous avons bien purifié nosSubstances , & que de la Nature terrestrenous les avons élevées à la dignité céle-ste , dans le même moment, & par la for-ce de l’attraction nous pesons nos Elémensdans une fi juste proportion, qu’ils de-meurent comme balancez, fans qu’une par-tie puisse surpasser l’autre ; car lorsqu’unElément égale l’autre en vertu , en sorte,par exemple, que le Fixe ne soit point sur-monté par le Volatil, ni le Volatil par leFixe, alors de cette harmonie naît un justepoids , & un mélange parfait. Cette éga-lité de poids íe voit manifestement dansl’Or vulgaire , Sc c’est ce qui fait que lesvertus des Elémens demeurent tranquillesen lui, fans qu’aucun domine fur l’autre ;maïs au contraire, leur force, étant uniepar ce moyen , il est capable de résister àtoutes les qualités contraires des Elémensfurvenans du dehors. Dans noue Oeuvretout de même , lorsqu’un pareil mélangeest achevé , nous pouvons dire que nousavons le véritable Or vif des Philosophes,parce que la vie est bien plus abondam-ment en lui que dans i’Ôr vulgaire, &qu’il est tout rempli d’Eíprits, en fortequ’on peut ie regarder auílî-tôt comme unvrai Mercure , que comme un Soufre.Cela doit suffire au sujet des poids.
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Tome troisième.
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