Band 
Tome premier.
Seite
24
JPEG-Download
 

-4 F AUES

vres,une humilité profonde, & un dessein formelde tout faire pour la gloire du Créateur, quicache ses secrets aiix superbes & aux faux sagesdu monde, pour les manifester aux humbles (u).

Lorsque notre premier Pere entendit prononcerlarrêt de mort pour punition deíà désobéissance,il entendit en même tems la promesse dun Li-bérateur qui devoir sauver tout le genre humain.Dieu tout miséricordieux ne voulut pas permettreque le plus bel ouvrage de ses mains périt abso-lument. La même sagesse qui avoir disposé avectant de bonté le remede pour Pâme, n'oubliapas fans doute den indiquer un contre les mauxqui dévoient affliger le corps. Mais comme tousles hommes ne mettent pas à profit les moyensde salut que Jesus-Christ nous a mérités, & queDieu offre à tous, de même tous les hommes neíçavent pas user du remede propre à guérir lesmaux du corps, quoique la matière dont ce re-mede se fait, soit vile, commune, & présente kleurs yeux, qu'ils la voyent fans la connoître, &quils lemployent à d'autres usages quà celuiqui lui est véritablement propre (£). C'est ce quiprouve bien que c'est un don de Dieu, qui enfavorise celui qu'il lui plaît. Vir injlpiens. noncognofiet , & jlultus non intelliget hœc. QuoiqueSalomon le plus sage des hommes nous dise:Altìffimus de terra creavìt medicinam : & pojïticDeus saper terram medicamentum quod sapiensnon defpìciet ( c}.

(a) Matth. c. r r.

X b ) Basile Valentist AïQt des Pfeil. & le Cosmopoî^(c) E«l, c, 38,