^8 Fables
d'autres Ecrivains semblables font des revêrie?*qui ne méritent que du mépris ou de Eindigna-lion. Tous ceux enfin qui ont voulu s’écarter dece que Moyfe nous a laissé dans la Genese, sesont perdus dans leurs vains raiíònnemens.
Q u'on ne nous dise pas que Moyfe n’a voulufaire que des Chrétiens, & non des Philosophes.Instruit par la révélation de fauteur même de laNature ; versé. d'ailleurs très -parfaitement danstoutes les sciences des Egyptiens, les plus ins-truits & les plus éclairés dans toutes celles quenous cultivons, qui mieux que lui étoit en étatde nous apprendre quelque chose de certain sutriiisloire de f Univers ?
Son système, il est vrai, est très-propre à fairedes Chrétiens ; mais cette qualité, qui manqueà la plupart des autres, est-elle donc incompa-tible avec la vérité ? Tout y annonce la gran-deur, la toute puissance, & la sagesse du Créa-teur; mais tout en même tems y manifeste ànos yeux la Créature telle qu’elle est. Dieu parla,& tout fut fait, dìxit 3 &saclaJunt (u). C’étoitassez pour des Chrétiens, mais ce n’étoit pasassez pour des Philosophes. Moyfe ajoute d'oùce monde a été tiré ; quel ordre il a plu k TEtresuprême de mettre dans la formation de chaquerégné de la Nature. II fait plus : il déclare po-sitivement quel est le principe de tout ce quiexiste , & ce qui donne la vie & le mouvementà chaque individu. Pouvoit-il en dire davantageen fi peu de paroles ? Exigeroit-on de lui qu ileût décrit Panatçnfie de toutes les parties de ceî(a) Gen. i.
individus ?