Egyptiennes et Grecques. 59
tîcxpe de la supérieure & de l’inférieure. Ellesert comme de milieu pour réunir ces deux ex-trêmes, & comme de canal par où se commu-niquent sans cesse à l’inférieure les esprits vivi-fions , qui en 'animent toutes les parties. Ellen est sujette qu’à des changemens périodiques.
L’inférieure, Ou élémentaire , comprend tousles corps sublunaires. Elle ne reçoit des deuxautres les esprits vivifians que pour les leur ren-dre. C est pourquoi tout s’y altère, tout s y cor-roinpt, tout y meurt ; il ne s’y fait point degénération qui ne soit précédée de corruption ;dt point de naissance que la mort ne s’en suive.
Chaque région est soumise, & dépend de cellequi lui est supérieure, mais elles agissent de con-cert. Le Créateur seul a le pouvoir d anéan-tir les êtres, comme lui seul a eû le pouvoir deles tirer du néant. Les loix de la Nature ne ^per-mettent pas que ce qui porte le caractère d êtreou de substance soit assujetti à l’anéantissement.Ce qui a fait dire à Hermès (a) que rien nemeurt dans ce monde, mais que tout passe ci’unemaniéré d’être à une autre. Tout mixte est com-posé d’élémens, & se résout enfin dans ces mê-mes élémens, par une rotation continuelle de UNature, comme l’a dit Lucrèce:
Huic accedit uti quicque ìn sua corpora rursurnDijsolvat natura ; neque ad nïhilum interìmat res.
II y eut donc dès le commencement deuxprincipes : l’un lumineux approchant beaucoup(2) Pymand.