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Tome premier.
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kr Fables

pruntent leur lumière & Péclat quils réfléchis-lent fur nous ; parce que leur matière compacteproduit à notre égard le même effet quune niaisesphérique polie , ou un miroir snr lequel tom-bent les rayons du Soleil. Nous devons juger descorps célestes comme de la Lune, dans laquelleïa vûe feule nous découvre de la solidité, &une propriété commune aux corps terrestres cfin-tercepter les rayons du Soleil, & produire desombre, ce qui ne convient quaux corps opa-ques. On ne doit pas en conclure que les Astres& les Planètes ne font pas des corps diaphanes}puisque les nuages , qui ne íònt que des vapeursou de Peau, font également de sombre en in-terceptant les rayons solaires.

Quelques Philosophes ont appellé le Soleilame du monde , & Pont supposé placé au milieude lUnivers , afin que comme d'un centre il luifût plus facile de communiquer par-tout ses bé-nignes influences. Avant que de les avoir reçu laterre étoit comme dans une efpéce dbrisiveté, oucomme une femelle fans mâle. Sitôt qu'elle enfût imprégnée, elle produisit auffi-tôt, non dessimples végétaux comme auparavant, mais desêtres animés & vivans, des animaux de toutesfortes defpéces.

Les élémens furent donc auflx le fruit de lalumière , & ayant tous un même principe, com-ment pourroient-ils , suivant Popinion vulgaire,avoir entreux de lantipathie & de la contrariété ?Cest de leur union que sont formés tous lescorps selon leurs espèces differentes ; & leur di-versité ne vient que du plus qu du moins de cS