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Tome premier.
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<?% Fables

autres, & les expliquerent de la même manîeì'2*Ils comparèrent alors tout ce qui se passe dan*lœuvrc aux progrès successifs de la création deF Univers, par une certaine analogie quils cru-rent y remarquer. Est-il surprenant que toute®leurs fictions ayent eu ces deux choses pour ob-jet ? Si lon y faisoit réflexion, on ne trouveroífpas tant de ridicule dans leurs Fables. Sils per-sonnifioient tout, cétoit pour rendre leurs idée 5plus sensibles ; & lon reconnoîtroit bien-tot queles actions ridicules & licentieuses, quils attri-buoient à ces prétendus Dieux, nétoient queles opérations de la Nature, que nous voyon 5tous les jours fans y faire assez dattention. Vou-lant ne sexpliquer que par allégories, pouvoient-ils supposer les choses autrement faites & pafdautres acteurs ? Notre ignorance dans la Phy-sique ne nous donne-t-elle point le sot privilègede nous moquer deux, & de leur imputer leridicule, quils feroient peut-être aisément re-tomber sur nous sils étoient fur la terre, poufsexpliquer dans le goût du siécle présent?

E'analyse des mixtes ne nous donnent que 1®sec & lhumide ; d lon doit conclure quilny a que deux élémens sensibles dans le com-posé des corps, sçavoir , la terre & leau. Mai 5la même expérience nous montre que les deu*autres y font cachés. Lair est trop subtil pouffrapper nos yeux : fouie & le toucher sont le 5seuls sens qui nous démontrent son existence*Quand au feu de la Nature, il est impossible à1 art de le manifester autrement que par f®*«ffets,