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autres, & les expliquerent de la même manîeì'2*Ils comparèrent alors tout ce qui se passe dan*l’œuvrc aux progrès successifs de la création deF Univers, par une certaine analogie qu’ils cru-rent y remarquer. Est-il surprenant que toute®leurs fictions ayent eu ces deux choses pour ob-jet ? Si l’on y faisoit réflexion, on ne trouveroífpas tant de ridicule dans leurs Fables. S’ils per-sonnifioient tout, c’étoit pour rendre leurs idée 5plus sensibles ; & l’on reconnoîtroit bien-tot queles actions ridicules & licentieuses, qu’ils attri-buoient à ces prétendus Dieux, n’étoient queles opérations de la Nature, que nous voyon 5tous les jours fans y faire assez d’attention. Vou-lant ne s’expliquer que par allégories, pouvoient-ils supposer les choses autrement faites & pafd’autres acteurs ? Notre ignorance dans la Phy-sique ne nous donne-t-elle point le sot privilègede nous moquer d’eux, & de leur imputer leridicule, qu’ils feroient peut-être aisément re-tomber sur nous s’ils étoient fur la terre, poufs’expliquer dans le goût du siécle présent?
E'analyse des mixtes ne nous donnent que 1®sec & l’humide ; d’où l’on doit conclure qu’iln’y a que deux élémens sensibles dans le com-posé des corps, sçavoir , la terre & l’eau. Mai 5la même expérience nous montre que les deu*autres y font cachés. L’air est trop subtil pouffrapper nos yeux : fouie & le toucher sont le 5seuls sens qui nous démontrent son existence*Quand au feu de la Nature, il est impossible à1 art de le manifester autrement que par f®*«ffets,