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Tome premier.
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Egyptiennes èt Grecques. 8t

Oe VEau »

E eau est dune nature de densité qui tientmilieu entre celle de lair, & celle de la terré.Elle est le menflrue de la Nature, 8c le véhiculédes semences. Cest un corps volatils qui semblefuir les atteintes du feu , & sexhale en vapeursà ta chaleur, la plus légere. II est susceptible detoutes les figures, & plus changeant que Prothée.

1* Gau eft un mercure y qui prenant tantôt na-*ture d*un corps terra-aqueux , tantôt celle d u»corps aqua-aërien, attire, 8c va chercher les ver-tus des choses supérieures 8c inférieures. II de-vient par ce moyen le messager des Dieux Scleur médiateur ; c est par lui que sentretient leCommerce entre le ciel 8c la terre.

Un phlegme onctueux est répandu dans seau.(n) M. Eller fa fort bien reconnu dans ses ob-servations. Une eau, dit-il, très-purifiée 8c très-dégagée de toutes les parties hétérogènes, ( à lamaniéré des Chymistes vulgaires) peut íiiffire à>la végétation. Elle fournit la terre, base de lasolidité des plantes : elle répand même dans ellacette partie inflammable, huileuse ou résineuseflu on y trouve.

Que son prenne une terre, âpres avoir étélessivée & desséchée au feu, dans laquelle onfera assuré quil ny a aucune semeU'ce de plan-tes. Qu on lexpose à lair dans un vase, Lc que1 on ait soin de larroser deau de pluye, elleproduira de S pentes plantes en grand nombre ;

( a ) Mém. de lAcad, de Berlin.

E Partie, E