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Tome premier.
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123
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Egyptiennes et Grecques. 123

ï automne s*en empare j il devient sec , il flétrit^,il penche vers !e principe fa nature Tentraîne,d y tombe, il meurt, il n'est plus.

De la distance inégale & variée du Soleil pro-cede particulièrement la variété des faisons. Lei'hiloiophe qui veut sappliquer à imiter les pro-cèdes de la Nature dans les opérations du grandlLuvre, doit les méditer très-sérieusement.

«Je nsontrerai point ici dans le détail des díf-îerens mouvemens des corps célestes. Moyse n aprefqu e expliqué que ce qui regarde le globe quen °us habitons. II isa presque rien dit des autrescréatures, fans doute afin que la curiosité hu-maine trouvât plutôt matière à 1 admiration ,S-t à former des argumens pour la dispute. L en-désordonnée de tout sçavoir tyrannise cepen-dant encore le foible esprit de lhomme. II nefçait pas se conduire, & il est astez sou pourprescrire au Créateur des régies pour conduire1 Univers. II forge des systèmes, & parle avecUn ton si décisif j quon diroit que Dieu l'a con-sulté pour tirer le monde dit néant, & qu il asuggéré au Créateur leS lòix qúi conservent shar-soonie de son mouvement général & particulier,peureusement les raisonnemeûs de ces prétenduáPhilosophes nuifluent en rien sor cette harmo-nie. Nous aurions lieu den craindre des consé-quences auííì fâcheuses pour nous , que celle qu ostsire de leurs principes, font ridicules. Tranquil-lisons-nous: le monde ira son train autant deter ns quil plaira à son Auteur de le conserver.

perdons pas le tems dune vie auísi courtèsiue l a nôtre à disputer des choses que nous igno-