Egyptiennes et Grecques. 133
De la matière du grand <Eiivre en général*
Les Philosophes n’ont, ce semble, parlé dela mafíere que pour la cacher, au moins quandil s'est agit de la désigner en particulier. Mais quandils en parlent en général ils s’étendent beaucoupsiir ses qualités & ses propriétés ; ils lui donnenttous les noms des individus de ì’Univers, parcequ’ils disent qu’elle en est le principe & la base.
» Examinez, dit le Cosmopolite (a), si ce que» vous VOUS proposez de faire, est conforme k» ce que peut faire la Nature. Voyez quels fontíJ les matéreaux qu’elle employé, & de quel3} vase elle se sert. Si vous ne voulez que faire» ce qu’elle fait, suivez-la pas à pas. Si vous3 > voulez faire quelque chose de mieux, voyezw ce qui peut servir à cet effet ; mais demeurez*> toujours dans les natures de même genre. Si,W par exemple , vous voulez pousser un métal au» delà de la perfection qu’il a reçu de la Na-w ture, il faut prendre vos matéreaux dans le» genre métallique, & toujours un mâle &une» femelle, fans quoi vous ne réussirez pas. Car« en vain vous proposeriez - vous de faire unmétal avec de l’herbe, ou une nature aui-» maie j comme d’un chien ou de toute autre» bête , vous ne sçauriez produire un arbre, ecCette premiere matière estappellée plus commu-nément soufre & argent vif. Raymond Lulle (b")les nomme les deux extrêmes de la pierre & detous les métaux. D’autres disent en général queie Soleil est son pere Sc la Lune sa mere ; qu’elle(<0 Tract. i. (i) Codicit. c. 9 .
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